Quelle est la meilleure caméra de surveillance sans abonnement en 2026 ?
Six caméras qui gardent vos images chez vous, de la motorisée 3K à brancher au kit 4K de quatre caméras avec sa base. Sans abonnement veut dire sans cloud obligatoire, pas sans carte : comptez 32 Go pour deux mois d'alertes sur un portail, 512 Go pour une semaine d'enregistrement continu en 4K.
Notre sélection en un tableau
| Modèle | Définition | Stockage | Alimentation | Rotation | Prix | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Imou Cruiser 2 | 3K | 256 Go | Secteur 12 V, câble de 3 m | 340° horizontal, 90° vertical | 52,99 € | Voir le prix sur Amazon → |
| eufy SoloCam S340 | 3K | 8 Go | Batterie lithium-ion intégrée et panneau solaire amovible de 2,2 W | 360° horizontal, 70° vertical | 125,59 € | Voir le prix sur Amazon → |
| Reolink Argus 4 Pro | 4K 180° | 512 Go | Batterie 5 000 mAh, panneau solaire 6 W dans le pack | Objectif fixe, deux capteurs cousus par algorithme | 199,99 € | Voir le prix sur Amazon → |
| TP-Link Tapo C425 | 2K QHD | 512 Go | Batterie 10 000 mAh, panneau Tapo A200 ou A201 en option | Objectif fixe de 2,1 mm, base magnétique orientable | 78,35 € | Voir le prix sur Amazon → |
| TP-Link Tapo C212 | 2K | 512 Go | Secteur, cordon de 3 m, 4,2 W en usage courant | 340° mécaniques à l'horizontale, 70° à la verticale | 34,90 € | Voir le prix sur Amazon → |
| eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3) | 4K | 16 000 Go | Batterie 13 000 mAh et panneau solaire intégré SolarPlus 2.0 | Objectif fixe f/1,0, zoom numérique 8× | 702,05 € | Voir le prix sur Amazon → |
1. Imou Cruiser 2
3K motorisée 340°✅ Capteur 5 MP en 2880 × 1620, contre 1920 × 1080 sur une caméra d'entrée de gamme
✅ Tête motorisée 340° × 90°, pilotable au doigt et capable de suivre une cible
❌ 256 Go de carte au maximum, soit huit jours d'enregistrement continu en 3K
Caméra extérieure motorisée qui balaie 340° en 3K et enregistre sur une carte microSD de 256 Go, sans le moindre abonnement. La détection personne et véhicule est calculée dans la caméra, le flux RTSP l'ouvre à un enregistreur local, et un port Ethernet prend le relais quand le Wi-Fi passe mal. Sa seule vraie contrainte : il lui faut une prise 230 V à moins de trois mètres.
2. eufy SoloCam S340
Solaire, rotation 360°✅ Deux objectifs à f/1.6 : grand-angle 3K de 135° et téléobjectif 2K, zoom hybride 8×
✅ Tête motorisée qui pivote sur 360° et s'incline de 70°, sans angle mort autour du mât
❌ Déclenchement PIR à 6 à 8 m le jour et 4 à 6 m la nuit au réglage d'usine, loin des 15 m d'identification annoncés
Deux objectifs dans une tête qui pivote sur 360° : un grand-angle 3K de 135° et un téléobjectif 2K qui zoome jusqu'à 8×. Le panneau solaire de 2,2 W la maintient chargée avec deux heures de lumière directe par jour, et les 8 Go de mémoire interne gardent les séquences sans carte à acheter, sans abonnement et sans passage obligé par un serveur.
3. Reolink Argus 4 Pro
4K 180° sur batterie✅ 180° horizontaux dans un flux unique de 5 120 × 1 440, sans le raccord bancal de deux caméras voisines
✅ ColorX rend la nuit en couleurs sans allumer de projecteur, à f/1,0 sur un capteur de 1/1,8 pouce
❌ Ni RTSP ni ONVIF : rien à brancher sur un NAS ni sur Frigate
Deux capteurs de 1/1,8 pouce cousus en un seul flux de 5 120 × 1 440 pixels, soit 180° horizontaux sans angle mort, sur une batterie de 5 000 mAh et un panneau solaire de 6 W. Les images restent sur une microSD de 512 Go, et le tri entre une personne, un véhicule et un animal se fait dans la caméra, sans un euro par mois. En échange, aucun flux RTSP ni ONVIF n'en sort.
4. TP-Link Tapo C425
300 jours annoncés✅ Personne, animal et véhicule reconnus dans la caméra, sans un euro par mois
✅ Batterie de 10 000 mAh donnée pour 300 jours à 230 secondes d'activité quotidienne
❌ Encodage H.264 seulement : à définition égale, les fichiers pèsent près du double du H.265
Caméra extérieure sur batterie de 10 000 mAh, la Tapo C425 filme en 2K QHD (2560 × 1440) et garde tout sur une carte microSD de 512 Go au maximum, sans frais mensuels. TP-Link l'annonce à 300 jours d'autonomie, sur une hypothèse écrite de 230 secondes d'activité par jour. Elle encode en H.264, couvre 134° à l'horizontale et n'expose ni RTSP ni ONVIF.
5. TP-Link Tapo C212
RTSP et ONVIF✅ RTSP sur le port 554 et ONVIF profil S, avec pilotage de la tête motorisée depuis le client
✅ Port Ethernet RJ45 à 100 Mbit/s : la caméra se passe entièrement du Wi-Fi
❌ Encodage H.264 seulement : à définition égale, les fichiers pèsent près du double du H.265
Caméra intérieure motorisée sur secteur, la Tapo C212 filme en 2K 3MP (2304 × 1296), balaie 340° à l'horizontale et garde ses images sur une carte microSD de 512 Go au maximum, sans frais mensuels. Elle expose son flux en RTSP et en ONVIF profil S, ce que TP-Link refuse à ses modèles sur batterie, et porte un port Ethernet RJ45 pour se passer du Wi-Fi. La détection de personne et de pleurs de bébé tourne dans la caméra ; ni véhicule ni animal.
6. eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3)
kit 4 caméras 4K✅ Quatre postes en 3 840 × 2 160 dans une seule boîte, chacun avec sa batterie et son panneau
✅ MaxColor Vision rend la nuit en couleurs à f/1,0, l'infrarouge 850 nm prenant le relais jusqu'à 10 m
❌ 16 Go fournis seulement, soit une quinzaine de jours d'historique à quatre caméras
Quatre caméras 4K (3 840 × 2 160) à batterie de 13 000 mAh et panneau solaire intégré, reliées à une HomeBase 3 qui garde les images à la maison. Le tri entre une personne, un véhicule et un animal se fait dans la base, avec reconnaissance des visages, sans un euro par mois. La mémoire fournie tient une quinzaine de jours à quatre caméras : le disque de 16 To se règle à part.
Ce que recouvre vraiment l’étiquette « sans abonnement »
L’expression désigne une caméra qui écrit ses images chez vous. Trois supports se partagent le rayon : la carte microSD glissée sous le capot, une mémoire soudée dans le boîtier, ou un disque logé dans une base reliée à votre box. Aucune image ne transite par un serveur, et rien ne s’efface le jour où vous cessez de payer.
Les fabricants disent la même chose avec d’autres mots. Stockage local, local storage, enregistrement sur carte SD, caméra autonome, caméra sans frais mensuels. Vous croiserez aussi « détection embarquée » ou « edge AI » : la puce de la caméra décide elle-même si la silhouette est une personne, un véhicule ou une branche, sans envoyer l’image ailleurs pour qu’on tranche à sa place. Plusieurs marques facturent cette fonction-là au mois, et c’est la première chose à vérifier sur une fiche.
Cinq sigles reviennent sur toutes les fiches techniques, et ils suffisent à lire un tableau comparatif :
- H.264 et H.265 sont les deux façons de compresser la vidéo. À définition égale, le H.265 occupe environ deux fois moins de place, donc il double la durée conservée sur la même carte.
- RTSP désigne le flux brut que la caméra expose sur votre réseau, sur le port 554. C’est lui qui ouvre l’enregistrement ailleurs que dans l’application du fabricant : un NAS Synology, Frigate, Home Assistant.
- ONVIF est la langue commune qui laisse un enregistreur d’une marque piloter une caméra d’une autre. Le profil S y ajoute la commande d’une tête motorisée.
- PIR nomme le capteur infrarouge passif qui réveille une caméra sur batterie quand un corps chaud passe. Sa portée réelle, six à douze mètres, décide de ce qui est enregistré et de ce qui ne l’est pas.
- IP66 et IP67 donnent l’étanchéité. Le premier chiffre vaut pour la poussière, le second pour l’eau : 6 résiste aux jets, 7 à l’immersion temporaire.
Reste ce qu’une caméra sans abonnement ne fait pas, et qu’aucune fiche produit n’écrit noir sur blanc. Elle ne survit pas à son propre vol. Les images partent avec le boîtier et la carte qui est dedans. C’est la seule chose que le cloud fait mieux, et elle pèse lourd sur un local isolé.
Stockage local ou abonnement cloud : le calcul sur cinq ans
| Ce qui compte | Stockage local, sans abonnement | Abonnement cloud |
|---|---|---|
| Ce que vous payez après l’achat | une carte microSD ou un disque, une fois | 3,99 à 19,99 € par mois selon la formule |
| Sur cinq ans, pour une caméra | le prix d’une carte | 200 à 1 000 € chez Ring, grille relevée le 13/09/2026 |
| Où vivent les images | chez vous, dans la caméra ou dans sa base | sur les serveurs du fabricant |
| Historique disponible | ce que la carte tient avant de réécrire | 30 à 180 jours garantis |
| Si la caméra est volée | les images partent avec elle | l’historique reste en ligne |
| Si la box tombe | la caméra continue d’écrire | rien n’est enregistré |
| Personne, véhicule et animal triés | calculés dans la caméra, gratuits | inclus dans la formule |
| Reconnaissance de visage | seulement avec une base locale | incluse dans les formules hautes |
| Image jointe à la notification | facturée chez TP-Link et chez eufy | incluse |
L’historique demande une précision. Une carte réécrit en boucle, donc votre profondeur d’archive dépend de sa capacité et du débit de la caméra, pas d’une durée vendue. Un abonnement, lui, promet trente à cent quatre-vingts jours quoi qu’il arrive, et il les tient.
La coupure internet ensuite. Une caméra à carte continue d’écrire quand la box tombe : vous ne voyez plus rien à distance, mais la séquence sera là au retour. Une caméra qui ne sait qu’envoyer au serveur n’enregistre rien pendant ce temps. Sur une ligne ADSL capricieuse ou une résidence secondaire au bout d’une antenne, cet écart se mesure en heures aveugles par mois.
Prenez une caméra à stockage local si vous surveillez votre propre logement, votre garage ou votre jardin, si vous acceptez d’acheter une carte une fois pour toutes, et si vous voulez que la relecture ne dépende d’aucun compte actif. C’est le cas de la grande majorité des foyers, et c’est ce que fait l’ensemble de notre sélection.
Prenez une caméra à abonnement si l’appareil risque de partir avec le cambrioleur (commerce, chantier, maison isolée), si vous voulez plusieurs mois d’historique sans jamais y penser, ou si personne chez vous ne remplacera une carte usée dans trois ans. Le cloud vend une chose que le local ne sait pas faire : mettre les images hors d’atteinte de celui qui est dans la pièce.
Ce que les marques facturent encore au mois
Six marques annoncent « sans abonnement » sur leur emballage, et six n’entendent pas la même chose par là.
| Marque | Ce qui marche sans payer | Ce qui passe derrière l’abonnement |
|---|---|---|
| Reolink | personne, véhicule et animal triés dans la caméra ; RTSP et ONVIF sur les modèles filaires | l’historique en ligne |
| eufy | détection dans la caméra ou dans la base ; visages connus avec une HomeBase 3 | la sauvegarde en ligne, l’image jointe à la notification |
| TP-Link (Tapo) | mouvement, personne, animal et véhicule selon le modèle ; RTSP sur les filaires | la vignette de la notification, le clip joint à l’alerte, l’historique |
| Imou | silhouette et véhicule dans la caméra ; RTSP sur trois modèles sur quatre | les filtres animal et colis, l’historique en ligne |
| EZVIZ | silhouette, véhicule, suivi automatique, sirène | CloudPlay : 49,99 € par an pour 7 jours, 99,99 € pour 30 jours |
| Xiaomi | silhouette et animal selon le modèle, plus 7 jours de clips de 9 s offerts | la reconnaissance de visage, l’historique complet |
Surveillez la vignette plutôt que le tarif. Chez TP-Link comme chez eufy, la notification qui arrive sur votre téléphone sans abonnement dit qu’il se passe quelque chose ; elle ne montre rien. Il faut ouvrir l’application, attendre la connexion, puis la lecture. Dix secondes au lieu d’une, trente fois par jour sur un portail qui donne sur une rue.
Xiaomi fait l’inverse et offre sept jours glissants de séquences de neuf secondes dans son cloud, sans carte et sans compte payant. Aucune des cinq autres marques ne propose l’équivalent.
Deux fonctions restent partout derrière le compte payant : la reconnaissance de visage, celle qui distingue votre famille d’un inconnu, et l’historique en ligne complet. La première connaît une exception. La HomeBase 3 d’eufy nomme les visages connus dans la base elle-même, chez vous, sans un euro par mois. C’est la seule façon d’avoir cette fonction sans la louer.
Combien de stockage il vous faut, et comment le calculer
Personne ne peut répondre « 128 Go » sans connaître votre mur. La bonne réponse dépend de trois nombres que vous êtes seul à connaître : ce que la caméra filme par jour, à quelle définition, et jusqu’où vous voulez pouvoir remonter.
Le débit d’abord.
| Définition | Compression | Débit courant | Par heure | Par jour, 24 h/24 |
|---|---|---|---|---|
| Full HD 1080p | H.264 | 1,5 Mbit/s | 0,68 Go | 16,2 Go |
| 2K (2304 × 1296) | H.264 | 2 Mbit/s | 0,9 Go | 21,6 Go |
| 3K (2880 × 1620) | H.265 | 3 Mbit/s | 1,35 Go | 32,4 Go |
| 4K 180° (5120 × 1440) | H.265 | 4 Mbit/s | 1,8 Go | 43,2 Go |
| 4K (3840 × 2160) | H.265 | 6 Mbit/s | 2,7 Go | 64,8 Go |
| 4K (3840 × 2160) | H.264 | 10 Mbit/s | 4,5 Go | 108 Go |
Ces valeurs sont des ordres de grandeur. Le débit d’une caméra monte quand l’image bouge et retombe quand la scène est vide ; comptez-les comme des maximums.
La formule ensuite, et elle tient en une ligne.
Go nécessaires = 0,45 × débit en Mbit/s × heures enregistrées par jour × jours de conservation
Le 0,45 n’a rien de mystérieux : un débit d’un mégabit par seconde produit 450 mégaoctets en une heure. Multipliez ensuite le résultat par 1,25. Cette marge couvre ce que la caméra réserve pour son système de fichiers et ses miniatures, et l’événement long qui déborde toujours l’estimation.
| Ce que vous surveillez | Mode et définition | Conservation visée | Le calcul | La carte |
|---|---|---|---|---|
| Porte d’appartement | détection, 10 min par jour, 2K | 30 jours | 0,45 × 2 × 0,17 × 30 = 4,5 Go | 32 Go, très large |
| Portail de pavillon, rue calme | détection, 30 min par jour, 4K | 30 jours | 0,45 × 6 × 0,5 × 30 = 41 Go | 64 Go |
| Cour de garage, passage régulier | détection, 2 h par jour, 3K | 60 jours | 0,45 × 3 × 2 × 60 = 162 Go | 256 Go |
| Façade sur rue passante | détection, 4 h par jour, 4K | 30 jours | 0,45 × 6 × 4 × 30 = 324 Go | 512 Go |
| Séjour, enregistrement en boucle | continu, 2K | 7 jours | 21,6 × 7 = 151 Go | 256 Go |
| Allée, enregistrement en boucle | continu, 3K | 7 jours | 32,4 × 7 = 227 Go | 512 Go |
La colonne de droite applique déjà la marge de 1,25 et arrondit à la capacité du dessus.
L’enregistrement continu coûte dix à vingt fois plus de stockage que la détection, à définition égale : c’est lui, et lui seul, qui justifie une carte de 512 Go. Et une caméra plafonnée à 256 Go, comme l’Imou Cruiser 2 et ses 340° de rotation, tient huit jours en continu en 3K, pas davantage. Au-delà, elle réécrit par-dessus le plus ancien.
Un mot sur le cas des bases. Un kit comme l’eufyCam S3 Pro déplace le problème plutôt qu’il ne le résout : ses 16 Go fournis tiennent une quinzaine de jours à quatre caméras, et le disque de 2,5 pouces qui les remplace se règle à part. Le calcul reste le même, multiplié par le nombre de postes.
Si vous préférez ne rien calculer, notre calculateur d’autonomie applique la même formule et le même coefficient de sécurité.
Prise, batterie ou solaire : ce que votre mur autorise
L’alimentation n’est pas un détail de confort. Elle décide de ce que la caméra sait faire.
| Ce que porte votre mur | Ce que ça autorise | Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter |
|---|---|---|
| Prise 230 V à moins de 3 m | enregistrement en boucle, RTSP, aucune batterie à surveiller | la longueur du cordon fourni : 3 m chez Imou comme chez TP-Link |
| Aucune prise, façade au nord ou sous auvent | événements seulement, recharge à la main | le rythme réel de passage : 10 minutes d’activité par jour ramènent 300 jours annoncés à une centaine |
| Batterie et panneau, 2 h de soleil direct par jour | événements, autonomie qu’on cesse de surveiller | l’orientation du panneau : amovible chez eufy, au bout d’un câble de 4 m chez Reolink |
| Batterie et panneau, moins d’une heure de soleil | insuffisant de novembre à février | une recharge par câble USB-C à prévoir tous les deux mois |
Une règle traverse toute la sélection : aucune caméra sur batterie n’enregistre en continu. Le capteur PIR la réveille, elle filme trente à soixante secondes, elle se rendort. Vouloir les deux à la fois, pas de câble et une image permanente, cela n’existe pas dans ce rayon, à aucun prix.
Une seconde règle est moins connue, et son exception mérite qu’on s’y arrête. Sur batterie, le flux RTSP disparaît. La SoloCam S340, la Reolink Argus 4 Pro et la Tapo C425 n’exposent rien du tout, et leurs fichiers ne s’ouvrent que dans l’application du fabricant. L’exception, c’est la base : le kit eufyCam S3 Pro rend le RTSP par sa HomeBase 3, alors que ses quatre caméras vivent sur batterie et panneau. Si vous tenez à la fois à un NAS et à l’absence de câble, c’est la seule combinaison de cette page.
Le calcul solaire, enfin, se fait en milliampères-heures et pas en watts. Le panneau de 2,2 W d’eufy collecte 600 à 800 mAh par jour en plein soleil, quand la caméra en consomme 100 à 200 sur un cycle jour-nuit ordinaire. Deux heures de lumière directe suffisent donc à la maintenir chargée, et l’excédent d’octobre passe décembre. Sous un auvent orienté au nord, ce même panneau ne rattrape rien du tout, et vous rechargez au câble tous les deux mois.
La nuit, la définition annoncée ne tient plus
C’est là que les caméras se séparent vraiment, et c’est la ligne la moins lue des fiches techniques. Trois façons de voir dans le noir se partagent ce rayon.
L’infrarouge d’abord, en 850 nanomètres : des diodes invisibles à l’œil, une image en noir et blanc, et des portées annoncées qui vont de 9 mètres sur la Tapo C212 d’intérieur à 30 mètres sur l’Imou Cruiser 2. Discret, efficace, et amnésique sur un point : la couleur d’un véhicule ou d’un blouson disparaît. C’est souvent le seul détail qu’une main courante retient.
Le projecteur blanc ensuite. Il rend la couleur, il dissuade, et il signale votre caméra à quinze mètres à la ronde. Deux projecteurs de quatre diodes sur la Tapo C425, 100 lumens sur la SoloCam S340. Sur une batterie, chaque allumage se paie en autonomie, et le voisin d’en face le voit aussi bien que l’intrus.
La troisième voie est la plus récente : la couleur sans aucune lumière ajoutée, obtenue par un capteur large et un objectif très ouvert. Reolink l’appelle ColorX, eufy MaxColor Vision, et les deux reposent sur la même recette, un capteur de 1/1,8 pouce derrière une optique à f/1,0. La Reolink Argus 4 Pro et le kit eufyCam S3 Pro en sont équipés. Il leur faut malgré tout un lampadaire ou une lumière de perron à portée ; dans le noir complet, elles rebasculent sur leurs diodes.
Reste le point que les fiches taisent. Les seuils de la norme EN 62676-4 sont des seuils de jour. La nuit, le capteur monte en sensibilité, le bruit s’installe, et les détails fins partent les premiers : une plaque lisible à dix mètres l’après-midi devient illisible à cinq mètres à deux heures du matin. Si vous voulez lire une immatriculation la nuit, il faut une lumière permanente dans le champ, pas un projecteur qui s’allume au moment où la voiture est déjà passée.
Les six marques, et ce que chacune vaut
Reolink
Le meilleur rapport définition-prix du rayon, et la marque la plus claire sur le RTSP : présent sur les modèles alimentés au secteur, absent sur ceux qui vivent sur batterie, et la documentation le dit sans détour. Toute la gamme accepte 512 Go de microSD. Son point faible est ailleurs : le rattachement au Wi-Fi divise les acheteurs, et 17 % des avis Amazon de l’Argus 4 Pro tiennent en une étoile, presque tous sur ce sujet. Le détail des trois modèles est dans notre guide de la gamme Reolink.
eufy
La seule marque qui soude la mémoire dans la caméra : huit gigaoctets dans une SoloCam, seize dans chaque eufyCam, seize de plus dans la HomeBase 3. Vous n’achetez pas de carte, mais vous ne choisissez pas non plus votre capacité, et c’est un renoncement réel. L’écosystème est le plus abouti de la sélection : reconnaissance de visage en local, détection par radar, RTSP par la base. Il se paie en conséquence. La garantie matérielle annoncée s’arrête à douze mois, là où la garantie légale de conformité en couvre deux en France. La gamme eufy.
TP-Link, avec sa ligne Tapo
L’entrée de gamme la mieux tenue du comparatif. 512 Go acceptés sur toute la ligne, détection calculée à bord, RTSP réservé aux modèles filaires. TP-Link publie même la liste des cartes microSD que ses caméras refusent, ce qu’aucun autre constructeur de cette page ne fait. Le revers : l’encodage reste en H.264 sur les modèles courants, donc une carte se remplit deux fois plus vite qu’en H.265, et la garantie tombe à un an sur les batteries. La gamme Tapo.
Imou
Le sous-traitant devenu constructeur, puisque la marque est née chez Dahua en 2018, et celle qui ouvre le plus largement ses flux : trois de ses quatre modèles servent le RTSP et se déclarent en ONVIF, après avoir défini un mot de passe dans l’application. Le plafond de carte s’arrête en contrepartie à 256 Go sur la plupart d’entre eux, ce qui la disqualifie pour l’enregistrement continu sur plus d’une semaine. La gamme Imou.
EZVIZ et Xiaomi, les deux cas particuliers
EZVIZ appartient à 60 % à Hikvision et sait faire de bonnes motorisées à petit prix, mais son RTSP sort fermé d’usine et aucun indice d’étanchéité n’est publié sur les deux modèles de notre catalogue. La gamme EZVIZ. Xiaomi est la seule des six à offrir sept jours de cloud sans compte payant, et la seule à publier une grille de réparation en France ; en échange, ni RTSP ni ONVIF nulle part, et 256 Go de carte au maximum. La gamme Xiaomi.
Six pièges qui coûtent de l’argent
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Le « sans abonnement » qui s’arrête à la vignette. Le boîtier enregistre bien sans payer, c’est vrai. Mais chez TP-Link comme chez eufy, l’image jointe à la notification et le clip attaché à l’alerte se vendent au mois. Vous recevez « mouvement détecté », et rien d’autre. Sur un portail qui déclenche trente fois par jour, la différence se paie en temps perdu, et beaucoup d’acheteurs souscrivent au bout de trois semaines pour cette seule raison.
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La carte microSD ordinaire, glissée sans y penser. Une caméra qui filme en 2K en continu écrit 21,6 Go par jour au même endroit, soit 7,9 téraoctets en un an. SanDisk donne sa High Endurance de 128 Go pour 10 000 heures d’enregistrement, Samsung sa PRO Endurance de même capacité pour 70 080 heures, Kingston la sienne pour 26 900 heures et 3 000 cycles. Une carte de téléphone n’affiche aucun de ces chiffres, et ce silence est la réponse. TP-Link va plus loin et déclare deux références inutilisables sur toute sa gamme, dont une Samsung EVO Plus de 256 Go. Notre fiche de la SanDisk High Endurance 128 Go donne les mesures.
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Le 4K au fond du jardin, sur une bande de 2,4 GHz. Quatre modèles sur six ne connaissent que le 2,4 GHz, la bande qui porte le plus loin et que se partagent votre box, celle du voisin, le four à micro-ondes et la moitié de vos objets connectés. L’enregistrement, lui, ne souffre pas : il s’écrit sur la carte quoi qu’il arrive. Ce qui se dégrade, c’est le direct et l’envoi de l’alerte, les deux moments où vous regardez vraiment. Seule la Reolink Argus 4 Pro monte en 5 GHz sur cette page.
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Les « 300 jours » d’autonomie, lus sans leur hypothèse. TP-Link écrit la sienne, et il faut la chercher : 230 secondes d’activité par jour, soit trois minutes cinquante. Passez à dix minutes de déclenchements quotidiens, et la recharge tombe vers cent jours ; à trente minutes, vers trente-cinq jours ; à une heure, vers vingt. Le chiffre n’est pas mensonger. Il décrit une allée où il ne se passe rien.
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Le champ large qui voit tout et ne lit rien. La norme EN 62676-4 fixe les seuils utiles : 25 pixels par mètre pour repérer une présence, 125 pour reconnaître quelqu’un que vous connaissez déjà, 250 pour identifier un inconnu ou lire une plaque. Un capteur de 5 120 pixels étalé sur 180°, c’est 28 pixels par degré, soit 163 pixels par mètre à dix mètres du mur. Assez pour reconnaître, insuffisant pour identifier. À cinq mètres, le même capteur monte à 326 et franchit le seuil. Rapprochez donc la caméra de ce que vous voulez lire, au lieu d’élargir son champ.
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La caméra qui déborde sur la rue. La CNIL est nette : un particulier filme sa propriété, c’est-à-dire l’intérieur du logement, le jardin et le chemin d’accès privé, et pas la voie publique, même pour surveiller sa voiture garée devant le portail. Filmer autrui dans un lieu privé sans son consentement relève de l’article 226-1 du code pénal, qui prévoit un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. La parade est dans l’application, sous le nom de zone de masquage ou de zone de blocage : vous grisez la portion de rue ou le jardin voisin, et elle cesse d’être enregistrée. Faites-le au premier branchement, pas après la première plainte.
Quelle caméra de surveillance sans abonnement choisir ?
Vous avez une prise dehors et une cour à balayer : l’Imou Cruiser 2 couvre 340° depuis un seul perçage, ouvre son flux RTSP, enregistre en continu et garde un port Ethernet pour le jour où le Wi-Fi lâche.
Votre mur n’a pas de prise et vous voulez la meilleure image possible : la Reolink Argus 4 Pro tient 180° en 4K sur batterie et panneau solaire, et trie les personnes des animaux sans rien payer.
Vous équipez un appartement, une chambre d’enfant ou un couloir : la Tapo C212 fait le travail sur secteur, avec RTSP, ONVIF profil S et un port réseau qui la dispense du Wi-Fi.
Questions fréquentes
Une caméra sans abonnement enregistre-t-elle en continu, 24 h/24 ?
Seulement si elle est branchée au secteur. Une caméra sur batterie dort entre deux détections : son capteur infrarouge la réveille, elle filme trente à soixante secondes, elle se rendort. C'est ce qui lui donne des mois d'autonomie, et c'est incompatible avec un flux permanent. Pour de l'enregistrement en boucle jour et nuit, il faut une prise à moins de trois mètres du point de fixation, une carte dimensionnée en conséquence, et accepter que la caméra remplisse cette carte en quelques jours plutôt qu'en quelques mois.
Quelle carte microSD mettre dans une caméra de surveillance ?
Une carte dite à haute endurance, classe 10 au minimum, de 128 à 512 Go selon ce que la caméra accepte. Ces cartes sont conçues pour la réécriture permanente : SanDisk annonce 10 000 heures d'enregistrement sur sa High Endurance de 128 Go, Samsung 70 080 heures sur sa PRO Endurance de même capacité, Kingston 26 900 heures et 3 000 cycles sur la sienne. Une carte de téléphone ne publie aucun chiffre d'endurance. Vérifiez aussi le plafond du modèle : 256 Go chez Imou et Xiaomi, 512 Go chez Reolink, TP-Link et EZVIZ. Aucune caméra du comparatif n'est livrée avec sa carte.
Peut-on voir sa caméra à distance sans abonnement ?
Oui, sur les six modèles de cette page. L'application du fabricant ouvre le direct depuis n'importe quelle connexion, relit les séquences stockées dans la caméra et envoie les notifications, sans compte payant. Ce que l'abonnement ajoute chez certaines marques, c'est l'image jointe à la notification et la copie des vidéos sur un serveur. La lecture à distance, elle, ne dépend que de votre connexion et de celle du logement où la caméra est posée.
Combien de jours d'images tient une carte de 128 Go ?
Tout dépend du mode. En enregistrement continu, une caméra 2K en H.264 écrit environ 21,6 Go par jour : la carte est pleine en six jours, puis elle réécrit par-dessus. En 3K compressé en H.265, comptez quatre jours. Sur détection, le calcul change d'échelle : une porte d'entrée qui déclenche dix minutes par jour en 2K consomme 0,9 Go par semaine, soit plus de deux ans avant le premier écrasement. C'est le temps filmé par jour qui commande, pas la définition seule.
Que devient l'enregistrement si internet tombe ?
Une caméra à stockage local continue d'écrire. La coupure vous prive du direct et des notifications sur le téléphone, mais la séquence est sur la carte et vous la retrouvez au retour de la connexion. C'est une différence de fond avec une caméra qui ne sait qu'envoyer ses images à un serveur : celle-là n'enregistre rien pendant la panne. Sur les modèles qui portent un port Ethernet, brancher un câble ou un boîtier CPL supprime en plus les coupures Wi-Fi, qui sont bien plus fréquentes que les coupures de box.
A-t-on le droit de filmer devant chez soi ?
Chez vous, oui : l'intérieur du logement, le jardin, le chemin d'accès privé. La voie publique, non, même pour surveiller une voiture garée devant le portail. La CNIL est explicite sur ce point, et filmer autrui dans un lieu privé sans son consentement relève de l'article 226-1 du code pénal, qui prévoit un an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Toutes les applications de cette sélection proposent des zones de masquage : vous grisez la portion de rue ou le jardin voisin dès le premier branchement, et elle n'est plus enregistrée.