Caméra Connectée

À propos

Qui se cache derrière ce site ?

Une caméra a filmé ce que je voulais voir, et m'a demandé 3,99 € par mois pour me le montrer. Ce site est né de cette nuit-là : il regarde ce que chaque caméra garde chez vous, et ce qu'il faut encore payer pour y accéder.

Élise, sur un escabeau, fixe une caméra de surveillance sur la façade de sa maison, jardin au fond, en fin de journée

Élise

Fondatrice de Caméra Connectée

Je m’appelle Élise, et j’ai créé ce site parce qu’une caméra a refusé de me montrer mes propres images.

Je ne suis pas installatrice. J’ai acheté ma première caméra comme tout le monde, sur une fiche produit et un prix barré.

D’un portail forcé à un tableur de caméras

Je vis dans une maison dont le jardin donne sur un chemin. Le garage est à l’écart, au fond du terrain, et deux chats circulent la nuit. Au printemps, quelqu’un a forcé la serrure du portail sans entrer. La gendarmerie a pris la déclaration, et j’ai commandé une caméra la semaine suivante.

Trois mois plus tard, un bruit de moteur vers deux heures du matin. Au réveil, j’ouvre l’application : la séquence est bien enregistrée, elle date de 30 heures, et elle est derrière un abonnement. Passé 24 heures, revoir mes propres images coûtait 3,99 € par mois. L’essai gratuit avait expiré l’avant-veille.

La caméra avait filmé et le fichier existait quelque part. Je n’y avais pas accès.

Je trouve ça malhonnête, et c’est resté le moteur de ce site. J’ai revendu le modèle, puis j’ai ouvert un tableur pour noter ce que chaque appareil garde vraiment chez son propriétaire. Ce tableur est devenu ce site.

Mes trois erreurs de départ, et ce qu’elles m’ont coûté

J’ai réutilisé la carte microSD de mon appareil photo, une 32 Go de classe 10. Une caméra ne photographie pas : elle réécrit sa carte en boucle, jour et nuit. La mienne a tenu 11 jours avant que l’application n’affiche « carte non reconnue ». Une carte à haute endurance de 128 Go coûte une vingtaine d’euros et annonce 10 000 heures d’enregistrement en Full HD.

J’ai ensuite posé une caméra sur batterie au-dessus du garage, à 18 m de la box, derrière un mur de pierre. Le constructeur annonçait 300 jours d’autonomie. J’en ai obtenu 12. Une caméra qui ne trouve pas son réseau ne s’endort pas : elle se réveille, cherche, renonce, recommence, et sa batterie part là-dedans.

Et j’ai reçu jusqu’à 60 notifications par nuit, toutes déclenchées par mes chats. Le tri entre une personne, un véhicule et un animal existait bien. Il était vendu avec l’abonnement. Cette fonction est aujourd’hui calculée dans la caméra chez Reolink, TP-Link ou eufy, sans un centime de plus.

Pourquoi ce site, et pas un forum de plus

Les comparatifs que je lisais alignaient des définitions et des angles : 4K, 360°, IP66. Aucun ne répondait à ma question, devenue très simple avec le temps. Où atterrit l’image, et que faut-il payer pour revoir celle de mardi dernier ?

Ce site ne fait que ça. Chaque fiche dit où vont les images, en clair : 8 Go soudés dans le boîtier, une microSD acceptée jusqu’à 512 Go, un disque dans la base. Chaque fiche nomme ce que la caméra calcule toute seule et ce qui reste derrière un paiement mensuel. Et chaque fiche porte des limites, parce qu’aucun des 17 modèles relevés ne convient à tout le monde.

En toute transparence

Pas de test physique en laboratoire ici. Je n’ai ni salle noire calibrée, ni banc de mesure d’autonomie, et je préfère l’écrire que le laisser croire. Les caméras que j’ai posées chez moi sont signalées comme telles dans leur fiche ; les autres sont analysées sur pièces. Les prix affichés sont des relevés datés, pas des tarifs négociés.

Aucune marque ne me paie, ne me prête de matériel contre un avis, ni ne relit une fiche avant sa parution. La caméra la moins bien notée du comparatif, à 3,2 sur 5, vient d’une marque dont deux autres modèles sont recommandés plus haut dans le classement.

Ce site contient des liens d’affiliation. Si vous achetez via ces liens, je perçois une commission, sans changement de prix pour vous.

Comment j’évalue une caméra

  1. Où vont les images, et ce qu’il faut payer pour les revoir. C’est le premier critère parce que c’est celui qui coûte le plus cher sur cinq ans, et le seul qu’on ne peut pas corriger après l’achat. Une mémoire interne de 8 Go ne se remplace pas.
  2. Ce que la détection calcule dans la caméra, et ce qu’elle facture. Distinguer un livreur d’un chat doit se faire dans le boîtier. Dès que ce tri passe par un serveur, il se paie au mois, et il s’arrête le jour où vous cessez de payer.
  3. L’image de nuit, la vraie. L’infrarouge 850 nm rend du noir et blanc sur 10 m environ, ce qui suffit à voir une silhouette. Lire une plaque ou reconnaître un blouson demande de la couleur : un capteur 1/1,8 ouvert à f/1,0, ou des projecteurs qui s’allument au passage.
  4. L’alimentation, et l’autonomie réelle. Une batterie de 20 000 mAh et une batterie de 5 000 mAh ne jouent pas dans la même catégorie, même quand les deux fiches promettent une saison. Je regarde la capacité, le panneau solaire fourni ou non, et le nombre de réveils quotidiens sur lequel l’annonce est calculée.
  5. Le prix rapporté à ce que la caméra garde. Une caméra filaire à 34,90 € plus une carte à 20 € garde des semaines d’images pour 55 €. Un kit à 702 € en garde des mois sur un disque, sans rien par mois. Entre les deux, le prix seul ne veut rien dire.

Un outil pour choisir sans se tromper

Le calculateur additionne ce que chaque caméra enregistre par jour, multiplie par les jours d’images que vous voulez garder, et désigne la caméra dont le stockage local couvre ce besoin.

Calculer mon stockage

Questions fréquentes

Testez-vous vraiment les caméras ?

Non, pas toutes, et jamais en laboratoire. Ma méthode tient en quatre gestes. Je lis la notice complète plutôt que la fiche marchande, parce que les limites y sont écrites. Je croise les caractéristiques annoncées avec ce que l'application impose une fois la caméra posée, en particulier sur le stockage. Je lis les avis négatifs avant les autres : un défaut d'étanchéité ou de recharge solaire y remonte des mois avant la presse. Et je relève les fils de forum sur les modèles qui reviennent.

Comment choisir sans y passer trois soirées ?

Commencez par la question du stockage, puis par celle de la prise. Une caméra à mémoire soudée de 8 Go garde quelques heures, une microSD de 128 Go garde des semaines : c'est ce que le calculateur chiffre, à partir du nombre de jours d'images que vous voulez conserver. Ensuite regardez votre mur. Pas de prise à moins de trois mètres, et la caméra filaire sort du choix, quel que soit son prix. Le quiz enchaîne ces deux questions et deux autres, en une minute.

Une caméra sans abonnement est-elle vraiment gratuite à l'usage ?

Revoir vos images, oui : elles sont chez vous, sur une carte ou dans une base. Deux dépenses subsistent. La carte microSD, presque jamais fournie, et il lui faut la mention haute endurance : une carte d'appareil photo ne tient pas la réécriture permanente. Et le tri entre une personne, un véhicule et un animal, que certaines marques facturent au mois. Chez Reolink, TP-Link et eufy, ce tri est calculé dans la caméra et il est inclus. Chez d'autres, la reconnaissance des visages passe par le cloud payant.

Peut-on se passer d'une prise en extérieur ?

Oui, à deux conditions. La caméra doit voir le soleil trois ou quatre heures par jour si elle vit sur panneau solaire, ce qui exclut un mur plein nord sous un débord de toit. Et le wifi 2,4 GHz doit tenir à l'endroit exact de la pose, pas dans la pièce d'en dessous : une caméra sur batterie qui cherche son réseau à chaque réveil se vide en deux semaines au lieu de tenir l'année. Testez avec un téléphone, collé au mur, avant de percer.